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PROJECTIONS

Salle Charles Pathé

Mar. 06 Juin 2017 à 19h00

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06
JUIN
19h00
KINETRACES PRESENTE : Thae Prakatwuthisan et Rat Pestanyi

 

« L'Homme à la caméra : Du tourneur de manivelle au chef-opérateur »

La Fondation Jérôme Seydoux-Pathé présente, en partenariat avec l'Association Kinétraces, la dernière séance de la saison sur les pionniers de l'image cinématographique. Venez parcourir l'histoire d'une conquête professionnelle, technique et artistique, des premiers opérateurs aux as de la manivelle.

 

 

 

 

Naissances d’un opérateur pionnier et d’un « auteur » esthète dans le cinéma thaï d’après-guerre (1949-1954)

Séance animée par Aliosha Herrera*

Comment l’art de la prise de vues cinématographique vit-il le jour en Thaïlande, dans l’ancien royaume de Siam ? Comment y devint-il un corps de métier à part entière, et selon quels modèles d’inspiration ? Quels furent ses grands pionniers ? L’historiographie actuelle manque encore cruellement de sources pour restituer une vision approfondie des méthodes de tournage mises en œuvre dès les premiers temps de cette cinématographie lointaine, qui fut l’une des plus précoces d’Asie du Sud-Est. De Phao Wasuwat, employé du département cinématographique des chemins de fer royaux et membre fondateur de la compagnie Si Krung, à Prasat Sukhum, premier Siamois à avoir rejoint l’American Society of Cinematographers (ASC), plusieurs de ces opérateurs formés sur le tas travaillèrent pourtant avec passion, parfois en synergie avec des réalisateurs occidentaux en quête d’images de l’Autre à l’heure de l’expansion coloniale européenne en cette région, et surent s’emparer des plus récentes innovations techniques venues de l’Ouest pour les mettre au service d’une expression profondément originale. Cette évolution ne se radicalisa pourtant qu’à la suite de la Seconde Guerre mondiale et de ses rudes retombées financières, lorsque ceux qui marchèrent dans leur sillon adoptèrent presque unanimement le format 16mm couleur inversible produit par la firme Kodak depuis 1935, particulièrement prisé par les cinéastes « amateurs », pour concevoir, à partir de dispositifs très artisanaux, des films « muets » accompagnés oralement en direct par des doubleurs professionnels (nak phak). L’ultime séance de ce cycle sera l’occasion de mettre à l’honneur deux grandes figures de cette ère plus tardive : Thae Prakatwuthisan et Rat Pestanyi, magnifiques « bricoleurs » passés maîtres dans cette profession, tout en la pratiquant au-delà des chronologies et des étapes attendues. 

 

Intervention de 20 à 30 minutes suivie de la projection du film :

Santi et Wina - 1954 (2h)

Réalisation : « Marut » (Thawi Na Bangchang), assisté de Wichit Khunawut  

Production : Compagnie Hanuman Phaphayon

Scénario : Robert G. North

Directeur de la photographie : Rat Pestanyi

Monteur : Rat Pestanyi

Prise de son : Pong Asawinikun

Musiques : Nat Thawonbut

Interprétation : Phunphan Rangkhuan, Rewadi Siriwilai, Chamuenman Phonrit, Phaichit Phutiyot, Wirachai Naeobunnian, Anuchat Totsayanon, Donphibun Thummanon  

Résumé : 

Après avoir perdu sa mère et ses facultés visuelles à l’âge de douze ans à la suite d’un violent glissement de terrain, le jeune et humble Santi vit seul avec son père dans un village de la province de Phetchaburi. Il tombe amoureux de son amie Wina, et subit régulièrement les persécutions jalouses d’un garçon turbulent, Krai. Un jour, un moine l’invite à venir vivre avec lui au temple Khao Noi, construit à l’intérieur d’une grotte, dans l’espoir qu’il retrouve la vue en accomplissant des actes propitiatoires... 

Le film a été projeté pour la première fois en mai 1954 au premier festival du film asiatique organisé à Tokyo par la fédération des producteurs de cinéma d'Asie du Sud-Est, et a reçu une récompense pour sa photographie, signée par Rat Pestanyi. Santi et Wina a été projeté durant Cannes Classics 2016.

 

* Aliosha Herrera est docteur en études cinématographiques et audiovisuelles, spécialiste du cinéma thaïlandais, et membre du Laboratoire International de Recherches en Arts (LIRA). Sous la direction de Nicole Brenez à l’Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, elle a écrit une thèse intitulée Histoire du cinéma thaï de 1945 à 1970 : l’ère des fictions populaires en 16mm, soutenue en novembre 2016. Elle a travaillé en tant que chercheuse associée à la Cinémathèque thaïlandaise (organisation publique) de janvier 2012 à mars 2015. Ses travaux, outre ses activités de traductrice du siamois au français, portent également sur les questions de patrimoines cinématographiques et d’expressions culturelles et artistiques dans les sociétés post-coloniales d’Asie du Sud-Est. 

Le film est projeté en version numérique, la copie provient de la Cinémathèque thaïlandaise.

Pour découvrir toute la programmation de la fondation, consultez la frise chronologique ci-dessus.