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PROJECTIONS

Salle Charles Pathé

Ven. 03 Juin 2016 à 15h00

Ven
03
JUIN
15h00
Les Aventures de Robert Macaire (199') 1925 - Présentée par Emilie Cauquy
 

 

 

L'AVENTURE ALBATROS la suite...

 

 

 

 

 

En collaboration avec la Cinémathèque française

du 1er juin au 5 juillet 2016 

Face au succès rencontré en tout début d’année 2016,  à l’occasion d’un premier cycle consacré aux productions ALBATROS, la Fondation Jérôme Seydoux – Pathé et la Cinémathèque Française ont choisi de remettre un coup de projecteur sur cette période très fertile de l’histoire du cinéma. 

Un peu d’histoire

Joseph N. Ermolieff, né en 1889, a été embauché en 1907 par la filiale moscovite de Pathé. D’abord projectionniste, puis directeur, il finit par créer sa propre compagnie, la Société Ermolieff.

Fuyant la nationalisation du cinéma par les bolcheviks, Ermolieff arrive à Paris en 1920. Là, il reprend contact avec Pathé, qui lui loue un hangar à Montreuil.  Puis, il s’associe à Alexandre Kamenka, homme d’affaires russe arrivé en France en 1918. La Russie est alors à la mode, et les deux  hommes profitent de la veine orientaliste pour montrer au public ce que l’on attend d’eux ; un univers rempli de princesses, de tsarines, où le Japon se mêle à l’Arabie, à la Chine ou à la Russie. Le succès est immédiat.

En 1922, Ermolieff et Kamenka se séparent.  Les Films Ermolieff  deviennent les Films Albatros que dirigera Alexandre Kamenka. Ce dernier privilégie le travail des émigrés russes installés en France (Volkoff, Mosjoukine, Tourjansky...) mais cherche aussi à accueillir une nouvelle génération d’auteurs, considérés comme avant-gardistes. Il s’ouvre alors à de grands metteurs en scène français. Se voyant offrir des moyens techniques et financiers qui le font sortir de sa démarche expérimentale, Jean Epstein y réalisera plusieurs longs métrages. De même pour Marcel L’Herbier qui signe un grand succès de la société, Feu Mathias Pascal, avec un Michel Simon débutant. René Clair vient également utiliser les caméras du studio de Montreuil….Sous la verrière, les techniciens parlent toutes les langues, les cinéastes sont français, les acteurs russes, les figurants ou décorateurs viennent de toute l’Europe.

Mais, dès le milieu des années 1920, l’Albatros est à la peine face au cinéma commercial hollywoodien. L’arrivée du parlant à partir de 1927 signe la mort de la société. Alexandre Kamenka produira néanmoins les Bas-Fonds de Jean Renoiravec Jean Gabin et Louis Jouvet en 1936.

Séance présentée par Emilie Cauquy*

LES COLLABORATIONS AVEC LES CINEASTES FRANCAIS 

Avec Jean Epstein

LES AVENTURES DE ROBERT MACAIRE (199') 1925

Réalisateur : Jean Epstein 

Scénariste : Charles Vayre 

Société de production : Films Albatros 

Distribution d'origine : Films Armor 

Interprètes : Jean Angelo (Robert Macaire), Suzanne Bianchetti (Louise de Sermèze), Alex Allin (Bertrand), Nino Costantini (René de Sermèze), Marquisette Bosky (Jeanne, la fille de Robert), Camille Bardou (Verduron), Jean-Pierre Stock (le vicomte de la Ferté), Lou Dovoyna (Victoire), Maximilienne (la fermière), Mademoiselle Niblia (Eugénie Mouffetard), Gilbert Dulong (le marquis de Sermèze), Mademoiselle Dulcart (la fiancée de René de Sermèze), Jules deSpoly

Résumé : L'an de grâce 1825. Bandits de grand chemin, Robert Macaire et son fidèle compagnon Bertrand errent sur les routes de France à l'affût d'une occasion. Sans distinction, ils volent un riche propriétaire et une fermière crédule. Mais Robert sauve aussi une jeune femme en détresse, en l'occurrence Louise de Sermèze, la fille du marquis de la région. Au château, il se fait passer pour le vicomte de la Tour Macaire. Le soir du bal donné en son honneur, le lieu est encerclé par les gendarmes. Avec l'aide de Louise, éperdument amoureuse de son sauveur, Robert s'enfuit par un couloir secret. Peu de temps après, non sans avoir en chemin volé une voleuse afin de subvenir à ses besoins, le bandit revient en cachette auprès de Louise. Ce retour est découvert et cette fois les deux escrocs sont jetés en prison.

Dix-sept années ont passé ; des années passées à l'ombre, puis à essayer de filouter des pigeons et à se faire escroquer à leur tour, la prison encore et la liberté enfin. C'est le temps des regrets, le regret du temps et des amours perdues. Louise est morte. Mais voilà que sur sa tombe, une jeune fille prie et on jurerait Louise elle-même. Non, ce n'est pas un fantôme mais Jeanne, la fille de la défunte, l'enfant du « péché ». Comme sa mère il y a longtemps, elle aime secrètement un garçon sans fortune. Alors, comme pour s'amender et se venger du passé, Robert va travailler à cette union…

* Emilie Cauquy est responsable de l’accès aux collections films et valorisation des collections films de La Cinémathèque française. Elle dirige le catalogue en ligne des restaurations et tirages et a coréalisé en 2014 l'édition du coffret Jean Epstein (Potemkine).

Tous les films du cycle "L'Aventure Albatros (suite)" ont été restaurés par la Cinémathèque française, qui a établi la programmation. 

Le film est projeté en version numérique, cette version est issue du scan d'une copie 35mm provenant de la Cinémathèque française. 

Toutes les séances sont accompagnées au piano par les élèves de la classe d’improvisation de Jean-François ZYGEL en partenariat avec le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.

 

Pour découvrir toute la programmation de la fondation, consultez la frise chronologique ci-dessus.

Pour télécharger le programme complet, cliquez ICI !
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