JUILLET
  • DIM
    14
    JUILLET
  • LUN
    15
    JUILLET
  • MAR
    16
    JUILLET
  • MER
    17
    JUILLET
  • JEU
    18
    JUILLET
  • VEN
    19
    JUILLET
  • SAM
    20
    JUILLET
  • DIM
    21
    JUILLET
  • LUN
    22
    JUILLET
  • MAR
    23
    JUILLET
  • MER
    24
    JUILLET
  • JEU
    25
    JUILLET
  • VEN
    26
    JUILLET
  • SAM
    27
    JUILLET
  • DIM
    28
    JUILLET
  • LUN
    29
    JUILLET
  • MAR
    30
    JUILLET

PROJECTIONS

Salle Charles Pathé

Mar. 01 Décembre 2015 à 19h00

Mar
01
DEC
19h00
Le Grand Jeu - Carmen

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La troisième séance du cycle « Le Grand jeu » est consacrée à l'actrice Raquel Meller

Raquel Meller est une grande vedette du music-hall en Espagne et en France et déjà une comédienne reconnue grâce à ses rôles dans les films d’Henry-Roussell, lorsque Jacques Feyder est sollicité par Alexandre Kamenka, directeur artistique des Films Albatros pour tourner Carmen.  Feyder vient de terminer Gribiche pour Les Films Albatros. Pour Carmen, il s’agit d’exploiter la popularité de la créatrice de La Violettera et de El Relicario et qui a su s’imposer immédiatement dans le cinéma français des années 1920, frappant le public de son regard sombre et profond, sa grâce émouvante, sa beauté simple, la sobriété de ses gestes et la simplicité de ses moyens d'expression.

Tout au long de la réalisation du film, Feyder devra tenir compte de la volonté de Kamenka mais aussi des caprices de la vedette. Plus tard, il dira à Georges Chaperot : « On ne m’a pas demandé de faire un film sur Carmen avec Raquel Meller, mais de faire avec Raquel Meller quelque chose sur Carmen ». Souvenir sur Jacques Feyder, La Revue du Cinéma, 1er juillet 1930.

Le film est tourné à Séville, dans ses alentours et en France. La beauté des décors naturels et l’authenticité du cadre seront là aussi un élément important du film comme l’avait été le désert du Hoggar pour L’Atlantide (1921) ou le Haut Valais pour Visages d’Enfants (1923).

Jacques Feyder saura s’attacher les compétences de la Maison de couture Jeanne Lanvin qui habillait Raquel Meller à la ville et qui avait ce goût de la théâtralité et des belles étoffes. Elle créa déjà les robes de l’actrice pour Violettes Impériales. La couturière se revendique très tôt comme « couturière historienne ». Son travail sur les robes de Raquel Meller n’est pas seulement dû à l’imagination d’un dessinateur mais chaque modèle se prolonge par une recherche dans les gravures historiques, dans l’histoire naturelle, la géographie ou l’architecture des pays étrangers auxquels elle s’inspire.

C’est ainsi la place importante accordée à la mode dans le cinéma français des années 1920 qui sera mise en lumière dans cette troisième séance, à travers le parcours atypique de Raquel Meller.

 

RAQUEL MELLER par Céline Arzatian

 

Carmen - 1926

(2H50)

Réalisation : Jacques Feyder

Production : Films Albatros

Interprétations : Raquel Meller (Carmen), Louis Lerch (Don José) Victor Vina (le Doncaïre), Gaston Modot (Garcia le borgne), Jean Murat (le lieutenant), Guerrero de Xandoval (Lucas), Pedro de Hidalgo (Remendado), Luis Buñuel (un contrebandier),

Résumé : Carmen est une belle Sévillanaise et la maîtresse du contrebandier Garcia le borgne, Elle séduit pourtant un brigadier (Don José Lizarrabengoa) positionné de garde à la manufacture de tabacs à Séville. Un jour, au cours d’une violente dispute, elle blesse une ouvrière à la Manufacture où elle travaille et où elle espionne pour le compte de son amant. Don José, venu l’arrêter et chargé de la conduire en prison mais envouté par son charme et déjà fou d’amour pour elle, il la laisse s’enfuir manquant à son devoir et scéllant ainsi son destin tragique à la belle gitane. Il est envoyé en prison. A sa sortie, il poursuit sa passion avec Carmen et intègre la bande des contrebandiers du Doncaïre. Son aventure prend une tournure dramatique lorsque la bande est pourchassée par les soldats et lorsqu’il tue le borgne par amour pour Carmen. Mais la belle éprise de liberté ne veut plus de José qui par jalousie la tue.

 

Projection en 35 mm. Copie restaurée en 2001 par la Cinémathèque française. Séance accompagnée au piano par Thomas Lavoine, en partenariat avec la classe d’improvisation de Jean-François Zygel du Conservatoire National Supérieur de la Musique et de la Danse de Paris.

 

Céline Arzatian est doctorante en études cinématographiques et audiovisuelles à l’Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3. Elle prépare une thèse sur « Les rapports de la mode et du cinéma en France dans les années vingt » sous la direction de Laurent Véray. Elle travaille également chez Lobster Films dans le cadre d’un contrat CIFRE.

 

 

 

Pour découvrir toute la programmation de la fondation, consultez la frise chronologique ci-dessus.