9/01/2018

Max Linder, drôle de dandy !

du 20 février au 6 mars 2018

 

C’est suite à sa rencontre avec Lucien Nonguet, réalisateur « Pathé » de la première heure que Max Linder est embauché par la firme du coq en 1905. Il devient très vite la première star de cinéma mondialement connue et joue, mais aussi tourne et écrit, près de 250 films courts jusqu’en 1914. Nait alors le personnage de Max, reconnaissable entre mille. Beau et élégant, Max Linder contraste avec les autres comiques français de l’époque sous contrat chez Pathé. Il est le dandy 1900... chapeau haut-de-forme, costumes et petite moustache ne trompent pas. Son jeu est simple, mesuré et raffiné. Son caractère de séducteur, amateur d’une vie de luxe et entraîné sans cesse dans des aventures loufoques dont il parvient toujours à se sortir après avoir enchaînés des gags bon enfant, le hisse au rang de « roi du rire ». Max devient ainsi le héros d’une série de courts métrages applaudis par le public.

La guerre vient cependant interrompre sa carrière. Gazé au front il est réformé et part pour les Etats-Unis en 1916. Il signe avec les Studios Essanay un contrat prévoyant de tourner une douzaine de films mais son état de santé ne lui permet d’en tourner que trois dont « Max wants a divorce » et « Max in a Taxi ».

Au tournant des années 20, Max Linder repart en Amérique et écrit, produit, met en scène et interprète coup sur coup trois de ses plus grands films : « Sept ans de malheur », comportant la fameuse scène du miroir reprise par les Marx Brothers dans la « Soupe aux canards » en 1933, « Soyez ma femme » et « l’Etroit Mousquetaire », parodie du célèbre film de Fred Niblo avec Douglas Fairbanks.

En consacrant les vacances d’hiver à Max Linder, la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé invite petits et grands à la (re)découverte d’une œuvre passionnante et rend hommage à un pionnier du cinéma dont l’élégance et l’inventivité a influencé le genre comique au-delà des frontières françaises. 

 

Toutes les séances sont accompagnées au piano par les élèves de la classe d'improvisation de Jean-François Zygel, en partenariat avec le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.