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PROJECTIONS

Salle Charles Pathé

Mar. 09 Mai 2017 à 19h00

Mar
09
MAI
19h00
KINETRACES PRESENTE : Un as de la manivelle du cinéma français des années 1920 : Jules Kruger

 

« L'Homme à la caméra : Du tourneur de manivelle au chef-opérateur »

La Fondation Jérôme Seydoux-Pathé poursuit son partenariat avec l'Association Kinétraces pour un cycle de projections en neuf séances sur les pionniers de l'image cinématographique. Venez parcourir l'histoire d'une conquête professionnelle, technique et artistique, des premiers opérateurs aux as de la manivelle.

 

Séance animée par Laurent Véray 

 

Jules Kruger est sans aucun doute un des plus grands chefs opérateurs français de l'entre-deux-guerres. Au temps du muet, après avoir travaillé pour Henry Roussel et Germaine Dulac, il se fait connaître par ses expérimentations formelles et sa virtuosité sur les tournages de Napoléon (1927) d'Abel Gance et de L'Argent (1928) de Marcel L’Herbier. Au début du parlant, il filme Les Croix de bois (1931) de Raymond Bernard où son sens de l’innovation fait encore des merveilles, avant d'entretenir avec Julien Duvivier une relation complice et fructueuse. Sa recherche constante au service de l’art cinématographique le conduit à imaginer des dispositifs techniques et des mouvements d’appareil toujours plus complexes. Il accroche sa caméra sur le dos d’un cheval au galop, sur une plateforme suspendue au sommet du Palais Brongniart, ou sur les pas d'un soldat qui charge dans le no man’s land parmi les explosions d’obus. Son audace jamais rassasiée pousse également Kruger à inventer des effets spéciaux optiques, créant pour chaque film, selon ses propres mots, « un style technique approprié et exclusif ».

 

Laurent Véray est professeur à l’Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3 et membre de l’Institut de recherche en cinéma et audiovisuel (IRCAV). Historien du cinéma, il est spécialiste du muet et du cinéma français de l’entre-deux-guerres. Ses travaux portent également sur les écritures audiovisuelles de l’histoire, la problématique des usages des archives, et sur les questions de patrimoines cinématographiques. Actuellement directeur du département Cinéma et Audiovisuel de l’UFR Arts et Médias de Paris 3, il a été président de l’Association française de recherche sur l’histoire du cinéma (AFRHC) de 2005 à 2010. Depuis 2009, il est directeur artistique du festival du film de Compiègne. 

 

Intervention de 20 à 30 minutes suivie de la projection du film : 

Âme d’artiste (1924), 100 min

Réalisation : Germaine Dulac

Production : Ciné-France-Film

Scénario : d’après la pièce de Christian Molbech

Adaptation : Germaine Dulac et Alexandre Volkoff

Chefs opérateurs : Jules Kruger et Nicolas Toporkoff

Décors : Alexandre Lochakoff

Costumes : Boris Bilinsky

Interprétation : Mabel Poulton, Nicolas Koline, Ivan Petrovitch, Yvette Andreyor, Henry Houry, Félix Barré, Gina Manès, Charles Vanel, Jeanne Bérangère, Lou Davy

Résumé : À Londres, Helen Taylor, enfant abandonnée, a été recueillie et élevée par Morris, souffleur de théâtre. Devenue grâce à lui une grande artiste, elle est courtisée par deux hommes, le riche propriétaire de théâtres Lord Stamford et le jeune poète Herbert Campbell, lequel est cependant déjà marié à Edith.

 

Le film est projeté en version numérique, la copie provient de Gaumont Pathé Archives.

La séance est accompagnée au piano par les élèves de la classe d’improvisation de Jean-François Zygel, en partenariat avec le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.

Pour découvrir toute la programmation de la fondation, consultez la frise chronologique ci-dessus.