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PROJECTIONS

Salle Charles Pathé

Mar. 21 Mars 2017 à 19h00

Mar
21
MARS
19h00
KINETRACES PRESENTE : Images de l’Inde : entre fantasme et réalité

« L'Homme à la caméra : Du tourneur de manivelle au chef-opérateur »

La Fondation Jérôme Seydoux-Pathé poursuit son partenariat avec l'Association Kinétraces pour un cycle de projections en neuf séances sur les pionniers de l'image cinématographique. Venez parcourir l'histoire d'une conquête professionnelle, technique et artistique, des premiers opérateurs aux as de la manivelle.

 

 

 

Jamsetji Framji Madan, bâtisseur d’un empire cinématographique en pleine expansion, produit en 1919 Bilwamangal, film qui raconte l’histoire de l’amour fou entre le poète Bilwamangal et la courtisane Chintamani, réalisé par le gendre de Madan, Rustomji Dotiwala. En 2005, deux bobines de Bilwamangal jusqu’alors répertoriées sous le titre d’un autre film, Nuit de carnaval (1922) de Tourjansky, sont découvertes dans les archives de la Cinémathèque française. Ce fragment de 594 mètres représentant une durée de 28 minutes, soit environ un cinquième du film original, n’a encore été que très peu montré et constitue un objet extrêmement précieux, rare vestige de la période muette de la production cinématographique indienne. Si les raisons de la présence de Bilwamangal en France demeurent obscures, la confusion avec le film de Tourjansky n’est probablement pas fortuite. Aussi bien le réalisateur que la société Albatros qui produit ses films se passionnent pour l’esthétique orientale. À cette période, les échanges commerciaux entre Pathé Inde, succursale dirigée par Alex Hague à Calcutta, et J. F. Madan sont au beau fixe, favorisant la circulation des films et des savoir-faire entre la France et l’Inde.

 

Intervention de 20 à 30 minutes suivie de la projection des films : 

« Bilwamangal » (1919), Inde, 28 min

Réalisation : Rustomji Dotiwala

Production : Elphinstone Bioscope Company

Interprétation : Dorabji Mewawala (Bilwamangal), Gauhar Jan (Chintamani)

Résumé : Le jeune et beau Bilwamangal et la prostituée Chintamani vivent sur deux rives opposées du même fleuve. Bilwamangal tombe amoureux de Chintamani et abandonne tout pour elle. Chintamani est si bouleversée par l’amour de Bilwamangal qu’elle lui suggère de vouer cet amour à un dieu tout-puissant. Bilwamangal se met alors à vénérer Krishna. Mais le chemin qui mènera Bilwamangal vers la vérité est long et parsemé d’embuches. Plus tard, pour se punir d’avoir cédé à la tentation, Bilwamangal se crève les yeux.

 

« Le Chant de l’amour triomphant » (1923), France, 86 min

Réalisation : Vyacheslav Tourjansky

Production : Films Albatros

Interprétation : Nathalie Kovanko (Valeria), Jean Angelo (Muzio), Rolla Norman (Fabio), Nicolas Koline (Antonio), Jean d’Yd (le serviteur hindou), Basile Kourotchkine (Brahma), Joe Alex

Résumé : Muzio et Fabio, deux jeunes artistes de Ferrare, aiment une jeune fille d'une grande beauté, Valeria. Elle choisit Fabio. Parti en Inde pour oublier, Muzio revient quelques années plus tard pénétré des mœurs orientales et subjugue par ses pratiques Valeria. Fou de jalousie, Fabio le poignarde, mais le serviteur hindou de Muzio ressuscite son maître et l’emmène vers un monde meilleur.

 

Jitka de Préval consacre ses recherches à l’histoire et l’esthétique du cinéma indien de la période postcoloniale. Elle termine actuellement sa thèse sur « le mélodrame de l’incompréhension dans l’œuvre de Raj Kapoor (1924-1988) », l’un des auteurs de Bombay les plus originaux de cette période. Elle a récemment publié un article sur Bilwamangal dans la revue Kinétraces Éditions (n°2, 2017). Elle est par ailleurs membre fondateur et trésorière de l’association Kinétraces, qui réunit des chercheurs autour du cinéma et des arts visuels, au prisme de l’archive.

 
Les films sont projetés en 35 mm. Les copies proviennent de la Cinémathèque française et ont été restaurées à partir de matériaux de conservation et négatifs issus de ses collections.
 

La séance est accompagnée au piano par les élèves de la classe d’improvisation de Jean-François Zygel, en partenariat avec le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.

 

Pour découvrir toute la programmation de la fondation, consultez la frise chronologique ci-dessus.