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PROJECTIONS

Salle Charles Pathé

Jeu. 16 Juin 2016 à 16h15

Jeu
16
JUIN
16h15
Gribiche (130') 1925 - Présentée par Samantha Leroy

 

 

 

L'AVENTURE ALBATROS la suite...

 

 

 

 

 

En collaboration avec la Cinémathèque française

du 1er juin au 5 juillet 2016 

Face au succès rencontré en tout début d’année 2016,  à l’occasion d’un premier cycle consacré aux productions ALBATROS, la Fondation Jérôme Seydoux – Pathé et la Cinémathèque Française ont choisi de remettre un coup de projecteur sur cette période très fertile de l’histoire du cinéma. 

Un peu d’histoire

Joseph N. Ermolieff, né en 1889, a été embauché en 1907 par la filiale moscovite de Pathé. D’abord projectionniste, puis directeur, il finit par créer sa propre compagnie, la Société Ermolieff.

Fuyant la nationalisation du cinéma par les bolcheviks, Ermolieff arrive à Paris en 1920. Là, il reprend contact avec Pathé, qui lui loue un hangar à Montreuil.  Puis, il s’associe à Alexandre Kamenka, homme d’affaires russe arrivé en France en 1918. La Russie est alors à la mode, et les deux  hommes profitent de la veine orientaliste pour montrer au public ce que l’on attend d’eux ; un univers rempli de princesses, de tsarines, où le Japon se mêle à l’Arabie, à la Chine ou à la Russie. Le succès est immédiat.

En 1922, Ermolieff et Kamenka se séparent.  Les Films Ermolieff  deviennent les Films Albatros que dirigera Alexandre Kamenka. Ce dernier privilégie le travail des émigrés russes installés en France (Volkoff, Mosjoukine, Tourjansky...) mais cherche aussi à accueillir une nouvelle génération d’auteurs, considérés comme avant-gardistes. Il s’ouvre alors à de grands metteurs en scène français. Se voyant offrir des moyens techniques et financiers qui le font sortir de sa démarche expérimentale, Jean Epstein y réalisera plusieurs longs métrages. De même pour Marcel L’Herbier qui signe un grand succès de la société, Feu Mathias Pascal, avec un Michel Simon débutant. René Clair vient également utiliser les caméras du studio de Montreuil….Sous la verrière, les techniciens parlent toutes les langues, les cinéastes sont français, les acteurs russes, les figurants ou décorateurs viennent de toute l’Europe.

Mais, dès le milieu des années 1920, l’Albatros est à la peine face au cinéma commercial hollywoodien. L’arrivée du parlant à partir de 1927 signe la mort de la société. Alexandre Kamenka produira néanmoins les Bas-Fonds de Jean Renoiravec Jean Gabin et Louis Jouvet en 1936.

 

Séance présentée par Samantha Leroy*

LES COLLABORATIONS AVEC LES CINEASTES FRANCAIS

Avec Jacques Feyder

GRIBICHE - 1925 (130')

Réalisateur: Jacques Feyder

Scénariste: Jacques Feyder

Société de production : Films Albatros

Producteur : Alexandre Kamenka  

Distributeur d'origine : Films Armor 

Genre : Comédie dramatique 

Interprètes : Jean Foerst (Antoine Belot, dit Gribiche), Françoise Rosay (Madame Maranet), Cécile Guyon (Anna Belot), Rolla Norman (le contremaître Philippe Gavary), Armand Dufour (le chauffeur), Serge Otto (le valet de chambre), Andrée Canti (la gouvernante), Charles Barrois (Marcelin), Alice Tissot (le professeur d'anglais), Major Heitner (le professeur de lettres), Pionnier (le professeur de boxe), Victor Vina (l'ivrogne), Hubert Daix (Veudrot), Madame Surgères (Madame Veudrot), Sylviane de Castillo

Résumé : La riche américaine Édith Maranet est touchée par l’honnêteté du jeune Gribiche, orphelin de père et fils d’ouvrière, qui vient de lui restituer son portefeuille égaré. Elle propose alors de « l’adopter » afin de lui assurer l’éducation qu’il mérite. À la douloureuse surprise de sa mère, Gribiche accepte, pensant que cet effacement facilitera un remariage maternel. Il s’installe dans la luxueuse demeure de sa bienfaitrice. Distingué par son honnêteté, extirpé de son milieu prolétaire pauvre mais néanmoins heureux, et désormais destiné à mener une vie aisée, Gribiche s’adapte avec facilité, curiosité et parfois amusement au nouveau système d’éducation qui lui est imposé. Issue de la grande bourgeoisie, hygiéniste et fervente combattante de tous types de microbes, Édith Maranet excelle dans les discours et dans le soin qu’elle apporte à l’instruction du jeune garçon mais peine à faire preuve de chaleur et d’attention. Auprès de ses proches, elle s’octroie le beau rôle et justifie son souci de charité en exagérant la vie misérable de Gribiche et de sa mère. Mais bientôt les contraintes protocolaires de cette vie aseptisée et réglée comme du papier à musique finissent par lasser Gribiche; il s’enthousiasme davantage pour la mécanique, sympathise avec le chauffeur prévenant et en vient bientôt à regretter son existence antérieure. 

*Samantha Leroy est chargée de la valorisation des collections films à la Cinémathèque française et chargée de production et de développement pour le Festival du film restauré « Toute la mémoire du monde ».

 

Tous les films du cycle "L'Aventure Albatros (suite)" ont été restaurés par la Cinémathèque française, qui a établi la programmation. 

Le film est projeté à partir d'une copie argentique 35 mm, en provenance de la Cinémathèque française.

La séance est accompagnée au piano par Emmanuel Birnbaum, fondateur de l'Ecole française de Piano.

Pour découvrir toute la programmation de la fondation, consultez la frise chronologique ci-dessus.

Pour télécharger le programme complet, cliquez ICI !
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