MAI
  • VEN
    17
    MAI
  • SAM
    18
    MAI
  • DIM
    19
    MAI
  • LUN
    20
    MAI
  • MAR
    21
    MAI
  • MER
    22
    MAI
  • JEU
    23
    MAI
  • VEN
    24
    MAI
  • SAM
    25
    MAI
  • DIM
    26
    MAI
  • LUN
    27
    MAI
  • MAR
    28
    MAI
  • MER
    29
    MAI
  • JEU
    30
    MAI
  • VEN
    31
    MAI
  • SAM
    1
    JUIN
  • DIM
    2
    JUIN

PROJECTIONS

Salle Charles Pathé

Mer. 19 Septembre 2018 à 14h00

Mer
19
SEPT
14h00
Programme Colette / Polaire (45min), présenté par Emilie Cauquy

Pour la rentrée, la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé revient sur la carrière de femmes qui, derrière la caméra, ont œuvré pour le développement de l’industrie cinématographique aux tous premiers temps du cinéma. En présentant ce cycle de films, c’est un hommage que la Fondation rend à des femmes de talent souvent relayées au second plan, au profit de leurs homologues masculins. Cette programmation vient, par la même occasion, commémorer les 50 ans de la disparition d’Alice Guy, pionnière du cinéma français.

 

 

Toutes les séances sont accompagnées par les élèves de la classe d'improvisation au piano de Jean-François Zygel, (Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris). 

 

Programme Colette / Polaire

La séance est présentée par Emilie Cauquy*

 

Sœur siamoise de Colette, double fellahin, souvent à l’autre bras de Willy sur les photographies début de siècle. Il paraît même qu’il demandait aux deux jeunes femmes de s’habiller de la même façon, entre autres jeux érotiques et rumeurs scandaleuses. Polaire, ou Emilie-Marie Bouchaud, fut un numéro : 33 cm, son tour de taille. Première incarnation de Claudine à l’école, muse Belle Epoque, l’étrange Polaire est un Lautrec vivant à l’écran, une comète moderne et androgyne, une abeille venue d’Algérie.   

Nous devînmes vite les meilleurs amis du monde. Naturellement, au bout de quelques jours, tout Paris parlait déjà de ménage à trois ! l'on donnait même les plus extravagantes précisions. Quelles débauches éhontées ne nous prêtaton pas ! On évoqua à notre propos « la maison à l'envers » : peutêtre les gens étaient-ils encore impressionnés par le souvenir de cette maison à l'envers qui venait d'avoir son succès à l'Exposition de 1900. Pour tous, la rue de Courcelles devint la « rue aux cent mille secousses » ; et allez donc ! Ce qui aggrava le cas, c'est que Willy, ayant soudain découvert je ne sais quelle obscure ressemblance entre 48 Colette et moi, eut un jour l'idée de nous faire porter à toutes deux un costume identique. Il avait toujours aimé à se singulariser : ses chapeaux à bords plats lui constituaient déjà une partie de cette célébrité qu'il méritait pourtant par tant d'autres titres, moins discutables. Il était d'une érudition surprenante, et dissertait de tout avec une assurance et une documentation qui me plongeaient dans la plus vive admiration. Je puis dire que dans le développement de mes petites facultés, je dois plus au ménage Willy qu'à toutes mes autres fréquentations, avant ou après Claudine. C'est uniquement pour assurer quelque publicité à cette pièce, qu'il pensait déjà à faire jouer, que Willy nous décida, Colette et moi, à porter des tailleurs – fort à la mode à cette époque – de même coupe et choisis dans le même tissu. Au fond, il nous promenait un peu à la façon dont on sort un couple de lévriers ou de danois ; cela attisait une curiosité déjà allumée par ses fameux couvrechefs. Les gens, pourtant, n'en jasaient que de plus belle : « On ne peut plus les distinguer l'une de l'autre, ma chère ! » s'indignaiton... « Elles s'affichent... Ce n'est pas surprenant que Willy arrive à s'y tromper ! »... Et ces défenseurs d'une morale qui n'avait jamais été moins en péril, assuraient, avec quelles mines scandalisées, que l'on nous « trouvait tous trois débraillés, pirouettant sans trêve », que saisje encore !... C'est tout juste si ces prudes et vertueux bourgeois ne se signaient pas en nous croisant, ou en passant devant la maison de la rue de Courcelles... Quelles misères !

Polaire par elle-même, éditions Eugène Figuière, 1933.

Emilie Cauquy 

 

La séance est précédée de trois actualités

La Mode à Paris. Mademoiselle Polaire présente des robes de Jeanne Lanvin dans un jardin, 1916 (1min)

Polaire (1min)

Colette, 1927 (40sec)

 

Moines et guerriers, 1909 (9min)

Réalisateur : Anonyme

Avec : Léonie Richard, Polaire, Georges Colin, Jacques Volnys, Julien Clément

Synopsis : Un petit tambour français, surpris par un féroce hidalgo est assassiné par lui et, deux espagnols, l’homme et la femme, surpris apitoyés sur son cadavre, sont présumés être ses assassins.

Le film est projeté en 35mm, la copie provient de la Cinémathèque française.

 

suivi de

 

La Tournée des grands ducs, 1910 (9min)

Scénario : Yves Mirande

Avec : Gaston Sylvestre, Polaire, Armand Numes

Synopsis : Après souper, deux couples d’élégants viveurs descendent en un caveau des Halles, refuge de criminels et d’assassins.

Le film est projeté en 35mm, copie restaurée par la Cinémathèque française.

 

suivi de 


Le Friquet, 1913 (25min)

Réalisation : Maurice Tourneur

Production : Eclair

Avec : Polaire, Henry Rousse, César Dubosc

Synopsis : Un clown recueille une petite fille abandonnée et lui apprend son métier.

Le film est projeté en 35mm, copie restaurée par la Cinémathèque française. 

 

Emilie Cauquy est responsable de l’accès aux collections films et valorisation des collections films de La Cinémathèque française. Elle dirige le catalogue en ligne des restaurations et tirages et a coréalisé en 2014 l'édition du coffret Jean Epstein (Potemkine).

Pour découvrir toute la programmation de la fondation, consultez la frise chronologique ci-dessus.

POUR TÉLÉCHARGER TOUTE LA PROGRAMMATION, CLIQUER CI-DESSOUS
Télécharger >