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PROJECTIONS

Salle Charles Pathé

Sam. 13 Avril 2019 à 14h00

Sam
13
AVRIL
14h00
Programme "La Fabrique du rêve" (1h10)

Du 10 au 30 avril 2019, en partenariat avec le Centre Pompidou, la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé propose un cycle consacré au cinéma des premiers temps et à ses liens avec les avant-gardes artistiques. 

La séance est accompagnée au piano par Emmanuel Birnbaum, fondateur de l'Ecole française de Piano.

 

 

 

Programme : « La fabrique du rêve » (1h10)

 

Sir Thomas Browne, dans son Traité sur les rêves (On Dreams, 1650) remarque que la moitié de notre vie se passe dans le royaume des ombres et qu’une grande partie de notre sommeil est habitée par des visions et des apparitions fantastiques : « Le jour nous apporte le vrai, la nuit nous apporte des fictions. » Ainsi s’éclaire la dimension onirique du cinéma, qui ne se révèle pas seulement dans l’économie narrative du film, mais aussi dans le dispositif matériel de la projection : pénombre de la salle, solitude relative dans laquelle le spectateur est plongé, sollicitation hypnotique du regard et passivité face au défilement des plans, disparité d’échelle entre figures projetées sur l’écran et corps regardant : la séance de cinéma est un analogon de l’endormissement où le sujet, immergé dans un flux perceptif sans repères ni extériorité, devient tout entier réceptivité.

Mêler dans l’esprit du spectateur le rêve à la réalité est l’un des grands thèmes surréalistes que l’on retrouve dès le début du cinéma. En effet, la technique cinématographique permet de faire jouer l’imaginaire et la réalité sur le même tableau, par le biais notamment des surimpressions et stop motion, la partie rêvée étant souvent caractérisée par l’animation, comme dans Le Rêve des marmitons de Chomón. Le rêve de l’enfant (Midnight party). C’est le rêve qui permet le plus souvent d’accéder à cet imaginaire, un enfant endormi (The Midnight Party), ou un moment d’évasion d’une femme (Meshes of the Afternoon). Il laisse souvent place à un érotisme refoulé dans l’inconscient, dans les productions avant-gardistes des années 1920 (le célèbre manifeste Un Chien andalou). Loin de s’affranchir de la littérature, ces films d’avant-gardes empruntent enfin à la figure de la métaphore et la détourne afin de concrétiser visuellement un imaginaire : les fourmis dans les mains du Chien andalou comme la couronne mortuaire qui se mange comme une miche de pain dans Entr’acte.

 

Le rêve des marmitons, 1908 (7min)

Réalisation : Segundo de Chomón

Production : Pathé Frères

Dans la cuisine d’un château médiéval, cuisiniers et marmitons, après divers sauts et pitreries, s’endorment sur les tables. C’est alors qu’un Merlin apparaît, coupe leurs mains et les anime afin qu’elles s’exécutent d’elles-mêmes, reproduisant les gestes du commis.

Version numérique DCP - Gaumont Pathé Archives / Collections Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

 

Rigadin riche Rigadin pauvre, 1912 (10min)

Réalisation : Georges Monca

Production : Pathé Frères

Interprète : Prince

Tandis que Ernest a su faire prospérer l’héritage paternel, Jules, le cadet, ayant confié ses capitaux au Pari Mutuel, se trouve dans la plus complète déconfiture. Avare, l’aîné repousse toutes les sollicitations de son cadet et celui-ci, pour se venger, simule un suicide. Dès lors, poursuivi par le remords, de terribles hallucinations hantent ses nuits et ses veilles de Rigadin.

Version numérique DCP - CNC

 

La croissance des végétaux, 1929 (11min)

Réalisation : Jean Comandon

Les vues accélérées permettent d’observer la croissance et les mouvements très lents des végétaux : la floraison d’une fleur de canna et de cyclamen ; l’enroulement et l’évolution du liseron et du potiron ; le sommeil du trèfle, de l’oxalis et des pâquerettes.

Copie 35mm - Albert Kahn, Musée et jardins, Le Département des Hauts-de-Seine - Restauration CNC.

 

Un chien andalou, 1929 (16min)

Réalisation : Luis Buñuel

Scénario : Luis Buñuel, Salvador Dali

Interprètes : Simone Mareuil, Pierre Batcheff, Luis Buñuel, Salvador Dalí, Robert Hommet, Marval

Il était une nuit au son du tango argentin. Un homme aiguise son rasoir près du balcon avant de trancher l'œil grand ouvert d'une jeune fille impassible. « Dali et moi, en travaillant sur le scénario, nous pratiquions une sorte d'écriture automatique, nous étions surréalistes sans l'étiquette. » (Luis Buñuel)

Copie 35mm - Cineteca di Bologna.

 

Meshes of the Afternoon, 1943 (13min)

Réalisation : Maya Deren et Alexander Hammid

Maya Deren, jouant le rôle principal, est prisonnière d’un rêve sans fin, qui dans la scène finale s’étend à la réalité. Elle fait l’expérience d’une série d’images et d’actions symboliques.

Copie 16mm sonore - Lightcone

 

 

 

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Offre spéciale valable pour toutes les séances du cycle (du 9 au 30 avril 2019) :

Détenteurs de la carte POP' du Centre Pompidou - tarif réduit : 4€

 

 

Pour découvrir toute la programmation de la fondation, consultez la frise chronologique ci-dessus.

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