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PROJECTIONS

Salle Charles Pathé

Mar. 14 Juin 2016 à 19h00

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19h00
Le Grand Jeu : Séance Spéciale Antonin Artaud

 

 

L'Association Kinétraces présente Le Grand Jeu :

Séance spéciale animée par Virginie di Ricci

 

 

 

 

« Il y a une qualité de la souffrance nerveuse que le plus grand acteur du monde ne peut vivre au cinéma s'il ne l'a un jour réalisée. Et je l'ai réalisée. » Lettre d’Antonin Artaud à Abel Gance du 27 novembre 1927.

La dernière séance du cycle « Le Grand jeu » se tourne vers une figure d’acteur à la fois sur et sous exposée : Antonin Artaud.

La carrière d’Artaud acteur de cinéma, de 1923 à 1935, est traversée de fulgurances : révolutionnaire pour Abel Gance, religieux chez Dreyer, soldat désespéré pour Raymond Bernard ou ange-gardien de Fritz Lang.

Malgré ces trouées, définitivement impressionnantes, l’acteur est cantonné aux rôles et compositions secondaires. Ces apparitions font état d’un manque criant : un premier rôle à la mesure de l’engagement poétique et théorique d’Artaud dans les puissances du cinéma.

Cet investissement d’Artaud acteur imprègne ses archives, film et non-film, sur un mode spectral. Une emprise « négative » s’ourdit dès son entrée au cinéma en 1923. Elle se manifeste dans les bouts d’essais tournés pour le premier film sonore de Gance en 1930 et se scelle pour le pénible épisode de La Chute de la maison Usher. Un film à propos duquel Artaud écrivait, dans une lettre adressée à Gance le 27 novembre 1927 : « Je n'ai pas beaucoup de prétentions au monde mais j'ai celle de comprendre Edgar Poe et d'être moi-même un type dans le genre de Maître Usher. Si je n'ai pas ce personnage dans la peau, personne ne l'a. Je le réalise physiquement et psychiquement. Ma vie est celle d'Usher et de sa sinistre masure. » Après quelques auditions Epstein attribua le rôle à Jean Debucourt, reprochant à Artaud la « suracuité de son interprétation ».

Pour cette dernière et singulière séance du « Grand Jeu » nous invitons sur scène Virginie Di Ricci* pour une lecture de textes, lettres et documents d’archives.

Projection des films

Faits divers, (1923) – 20 min

Réalisation : Claude Autant-Lara

Production : Cinégraphic

Interprétations : Antonin Artaud, Roland Barthet, Louise Lara

Résumé : Faits divers est le premier film dans lequel joue Antonin Artaud. Il y incarne « Monsieur 2 », un amant inquiétant. L’intrigue est portée par une inventivité formelle chère à l'avant-garde française des années vingt (recours aux gros plans, ralentis, surimpressions…).

Autour de La Fin du monde, (1930) – 11 min

Réalisation : Eugène Deslaw (chef-monteur)

Production : (Inconnu)

Interprétations : met en scène l’équipe de tournage de La Fin du monde d’Abel Gance

Résumé : Autour de La Fin du monde dévoile les coulisses du tournage deLa Fin du monde d'Abel Gance, dont des scènes non montées et des essais d’acteurs. Artaud fait preuve, dans ce bout d’essais, d'une intensité et d'une fureur particulièrement impressionnantes.

La Chute de la maison Usher, (1928) – 64 min

Réalisation : Jean Epstein - daprès les motifs dEdgar Allan Poe

Production : Les Films Jean Epstein

Interprétations : Marguerite Gance, Jean Debucourt, Charles Lamy

Résumé : Allan vient au secours de son ami Roderick Usher, qui vit dans une maison où règne une atmosphère étrange.

Artaud auditionna pour ce film mais ne fut, à son grand dam, pas retenu.

Projection en 35 mm et DCP. Copies provenant du CNC et de la Cinémathèque française.

Séance accompagnée au piano par Thomas Lavoine, élève de la classe dimprovisation de Jean-François Zygel, en collaboration avec le Conservatoire National Supérieur de la Musique et de la Danse de Paris.

*Virginie Di Ricci est actrice/dramaturge/monteuse. Elle a co-fondé le laboratoire de recherches et créations scéniques Terribilità. Depuis 1999, elle se confronte régulièrement seule en scène au Van Gogh, le suicidé de la société d'A.A., et propose depuis 2013 des percées vocales sous forme de Conférences/lectures dans les derniers Cahiers d'Ivry parus en 2012. Elle a publié deux textes dans les Cahiers Artaud ; N° 1 (oct 2013) et N°2 (oct 2015). 

 

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