16/03/2017

Regards sur le cinéma muet suisse

Du 19 avril au 2 mai 2017

La Fondation Jérôme Seydoux- Pathé accueille la Cinémathèque Suisse à Lausanne, pour une carte blanche dédiée au cinéma muet suisse. Une programmation qui s’articule autour de ses multiples facettes et qui donne une vision représentative de la production suisse mais aussi des premiers films tournés en Suisse par des opérateurs étrangers.

Si le cinéma muet suisse reste presque inexistant dans les histoires mondiales du cinéma, il n’en demeure pas moins riche et caractérisé par une grande variété de genres. Le film de montagne ou « bergfilm » constitue le genre qui semble avoir défini le cinéma suisse aux yeux de la presse internationale mais aussi des historiens : « La montagne est (…) notre affaire et jamais elle ne sera complètement comprise de nos voisins, qui toujours l'exploiteront dans leurs œuvres ou dans leurs films, avec l'emphase du romantisme ou la frivolité de certains de leurs nouvellistes. C'est donc notre bien, nous le garderons précieusement », écrivait le critique de cinéma Frédéric-Philippe Amiguet dans La Tribune de Lausanne du 2 mai 1921. Cependant, cette vision a souvent fait oublier la pluralité de la production suisse des premiers temps : films de commande à l’esthétique recherchée, expéditions cinématographiques organisées dans le monde entier, animations pionnières, actualités ou films d’avant-garde. Sans oublier les films lémaniques, dont le chef d’œuvre incontesté est « La Vocation d’André Carel » de Jean Choux (1925) et les nombreuses co-productions ou tournages effectués par des sociétés allemandes, françaises ou autres, parmi lesquels on peut citer l’emblématique « Visages d’enfants » de Jacques Feyder (1925).

La cinémathèque Suisse montrera des œuvres de sa collection, dont elle conserve les copies et les originaux, qu’elle a restaurés au cours des années avec le soutien financier de Memoriav (l’Association pour la sauvegarde de la mémoire audiovisuelle suisse) et dont la mission consiste en la promotion de la conservation, la valorisation et la diffusion du patrimoine audiovisuel national.

La Fondation Jérôme Seydoux-Pathé remercie Frédéric Maire (directeur de la Cinémathèque Suisse) et Caroline Fournier (Responsable secteur conservation et restauration films), pour cette précieuse collaboration.

Tous les films sont présentés en ciné-concert et accompagnés au piano par les élèves de la classe d’improvisation de Jean François Zygel, en partenariat avec le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.