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PROJECTIONS

Salle Charles Pathé

Sam. 10 Mars 2018 à 13h30

Sam
10
MARS
13h30
Underground (Un cri dans le métro), Anthony Asquith - 1928 (1h35) Présenté par Sarah Ohana

La Fondation Jérôme Seydoux-Pathé accueille la 6ème édition du Festival international du film restauré de la Cinémathèque française TOUTE LA MEMOIRE DU MONDE du 7 au 11 mars 2018. La séance est accompagnée au piano par un élève de la classe d’improvisation de Jean-François Zygel, en partenariat avec le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.

 

 

 

 

 

Séance présentée par Sarah Ohana*

Underground (Un cri dans le métro), Anthony Asquith - 1928 (1h35)

 

Réalisation : Anthony Asquith

Scénario : Anthony Asquith

Production : British Intructional Films

Photographie : Stanley Rodwell

Interprètes : Brian Aherne, Elissa Landi, Cyril McLaglen, Norah Baring

Royaume-Uni, noir et blanc

 

Le quotidien de jeunes travailleurs qui se rencontrent dans le métro londonien. L’amour de deux hommes pour la même femme devient le déclencheur d’un chassé-croisé dramatique.

 

Après le succès de Shooting Stars (1927), Anthony Asquith obtient carte blanche auprès de son producteur H. Bruce Woolfe pour la réalisation de son deuxième film : Underground (1928). Le film dépeint la modernité de la ville londonienne en exposant différents lieux arpentés par les héros d’un quatuor amoureux : le métro qui venait d’être rénové dans un style Art Déco, un pub de nuit ou encore la centrale électrique de Chelsea Reach. Dans ce film, Asquith s’intéresse au quotidien de jeunes travailleurs assez peu représenté à l’époque. Au cours d’un trajet en métro, Bert (un électricien) tombe amoureux d’une vendeuse de grand magasin (Nell). Le même jour, Nell rencontre un charmant surveillant des couloirs du métro (Bill). Or Bert qui ne semble pas vouloir être éconduit par Nell, se sert de Kate, une jeune couturière éprise de lui, pour calomnier le pauvre Bill. La photographie de Stanley Rodwell magnifie les visages et multiplie les effets visuels : lors d’une dispute entre Bill et Bert, il se sert du miroir du bar pour inverser l’image qui est ensuite brisée par une boule de billard. D’inspiration expressionniste, les inventions formelles abondent dans le film, notamment par un jeu sur les ombres des protagonistes. En effet, pour rendre compte du désir des jeunes amoureux, leurs ombres portées miment un baiser passionné alors qu’ils ne font que discuter. Le film, scénarisé par Asquith, se scinde en deux avec l’observation des jeunes protagonistes qui aiment à se croiser dans la première partie du film et une plongée dans le drame dès que la jalousie de Bert commence à devenir criminelle. Le jeune cinéaste anglais montre avec autant de virtuosité l’émoi du premier après-midi partagé par Nell et Bill qu’une course-poursuite effrénée dans les tunnels du métro. Il serait temps de reconsidérer le cinéma muet britannique !

Sarah Ohana

 

Anthony Asquith (1902-1968)
Fils d’un Premier Ministre britannique, il débute sa carrière à l’âge d’or du cinéma muet avec des œuvres marquées par un univers formel inventif. Un portrait satirique de l’industrie cinématographique (Shooting Stars, 1928) lui vaut un premier grand succès ; son second film, Underground (1928), explore les attraits de la vie quotidienne londonienne. Le passage au Parlant lui est moins favorable, mais il est de nouveau considéré grâce à l’intelligence d’adaptations cinématographiques telles que Pygmalion (1938) et The Importance of Being Earnest (1952).

 

Le film est projeté en DCP dans une version restaurée en 2K par le British Film Institute (BFI), à partir d'une copie nitrate de la version française conservée à la Cinémathèque royale de Belgique et de trois sources nitrates en provenance des collections du BFI.

Les séances sont accompagnées au piano par un élève de la classe d’improvisation de Jean-François Zygel, en partenariat avec le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.

 

* Sarah Ohana est doctorante à l'Université Paris 7 Denis Diderot et son sujet de thèse porte sur « L'étonnement ou l'éclat du visible : approche esthétique et phénoménologique" sous la direction de Emmanuelle André.

 

Pour consulter toute la programmation de la 6ème édition du Festival International du film restauré de la Cinémathèque française "Toute la mémoire du monde", cliquer ici !

Lien vers la bande annonce

 

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ATTENTION : la capacité d'accueil de la salle Charles Pathé est de 66 places.

Vous pouvez acheter vos billets en ligne ou à l'accueil de la Fondation dès à présent.

Tarif plein : 6,50€

Tarif réduit : 4€ (Détenteurs de la Carte de fidélité de la Fondation, Carte du Festival, de la Filmothèque, Christine 21, Libre Pass de La Cinémathèque, la carte UGC et Pass Gaumont, partenaires FIAF, -26 ans)

 

Pour découvrir toute la programmation de la fondation, consultez la frise chronologique ci-dessus.

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