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PROJECTIONS

Salle Charles Pathé

Ven. 09 Mars 2018 à 17h30

Ven
09
MARS
17h30
Shooting Stars (Un drame au studio), A. V. Bramble, Anthony Asquith - 1928 (1h40) présenté par Christine Leteux

La Fondation Jérôme Seydoux-Pathé accueille la 6ème édition du Festival international du film restauré de la Cinémathèque française TOUTE LA MEMOIRE DU MONDE du 7 au 11 mars 2018. La séance est accompagnée au piano par un élève de la classe d’improvisation de Jean-François Zygel, en partenariat avec le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.

 

 

 

 

 

Séance présentée par Christine Leteux*

 

Shooting Stars (Un drame au studio), A. V. Bramble, Anthony Asquith - 1928 (1h40)

 

Réalisation : A. V. Bramble, Anthony Asquith

Scénario : Anthony Asquith, John Orton

Production : British Instructional Films

Photographie : Henry Harris, Stanley Rodwell

Interprètes : Annette Benson, Brian Aherne, Donald Calthrop

Royaume-Uni, noir et blanc

 

Menacée d'un divorce qui mettrait un terme à sa carrière, une actrice-vedette élabore un plan pour maquiller l'assassinat de son mari et partenaire à l'écran en accident de tournage.

 

L’ensemble des éléments de la restauration est conservé au BFI National Archive. Le travail de reconstitution a consisté à intégrer du matériel de huit différentes copies, incluant les éléments nitrate d’époque, parfois seulement des photogrammes, afin d’obtenir la meilleure qualité possible.

 

Rares sont les cinéastes à commencer leur carrière par une œuvre réflexive sur le cinéma. Pour son premier film, dont la réalisation fut supervisée par A. V. Bramble, Anthony Asquith opéra une déconstruction audacieuse de l'illusion cinématographique. Vedette au fort tempérament, Mae Further vit une liaison avec Andy Wilks, star de films burlesques, et s'éloigne de son mari et partenaire à l'écran, Julian Gordon. Cette intrigue amoureuse n'est pas seulement pour Asquith le prétexte à un regard satirique sur le milieu du cinéma ; le cinéaste dresse un parallèle entre l'illusion amoureuse et l'illusion cinématographique. Contemplant une photographie d'exploitation idyllique du dernier film tourné avec son épouse, intitulé ironiquement My Man, Julian, avec une mélancolique lucidité, en vient notamment à se dire que « la vie devrait davantage ressembler  aux films »...

Shooting Stars fut un film charnière pour la British Instructional, alors réputée pour ses documentaires de reconstitution. Il était sans doute à ce titre le projet idéal pour initier une telle transition : l'intrigue offre à Asquith et Bramble le cadre à une peinture quasi documentaire de la vie d'un studio, dont le réalisme est amplifié par une attention portée aux « oubliés » de l'histoire du cinéma : les techniciens, les musiciens de plateau, les figurants, et même les spectateurs qui ont le privilège d'assister aux tournages en extérieurs. Le vérisme du film s'accompagne toutefois d'un sens aigu du rythme et d'audaces formelles propres aux premiers films d'Asquith, qui ont amené la critique d'époque à le considérer instantanément, à l'instar du déjà renommé Alfred Hitchcock, comme un acteur majeur du renouveau du cinéma anglais.

 

Laurent Husson

 

Anthony Asquith (1902-1968)
Fils d’un Premier Ministre britannique, il débute sa carrière à l’âge d’or du cinéma muet avec des œuvres marquées par un univers formel inventif. Un portrait satirique de l’industrie cinématographique (Shooting Stars, 1928) lui vaut un premier grand succès ; son second film, Underground (1928), explore les attraits de la vie quotidienne londonienne. Le passage au Parlant lui est moins favorable, mais il est de nouveau considéré grâce à l’intelligence d’adaptations cinématographiques telles que Pygmalion (1938) et The Importance of Being Earnest (1952).

 

* Docteur en sciences, Christine Leteux a travaillé comme chercheur en Grande-Bretagne. Elle a traduit plusieurs ouvrages de Kevin Brownlow dont La Parade est passée… (2011, Actes Sud/Institut Lumière). Elle est l’auteur d’Albert Capellani – Cinéaste du romanesque (2013, La Tour Verte) la première biographie de ce grand pionnier du cinéma, qu’elle a traduit elle-même en anglais pour sa publication aux Etats-Unis, Albert Capellani – Pioneer of the Silent Screen (2015, University Press of Kentucky). Elle est en outre l’auteur de la première biographie approfondie du cinéaste franco-américain Maurice Tourneur – Réalisateur sans frontières (2015, La Tour Verte). Son ouvrage le plus récent Continental Films – Cinéma français sous contrôle allemand (2017, La Tour Verte) a reçu le prix du meilleur livre français sur le cinéma décerné par le Syndicat Français de la Critique de Cinéma.

 

Pour consulter toute la programmation de la 6ème édition du Festival International du film restauré de la Cinémathèque française "Toute la mémoire du monde", cliquer ici !

Lien vers la bande annonce

 

 

Le film est projeté en DCP en provenance du British Film Institute.

 

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ATTENTION : la capacité d'accueil de la salle Charles Pathé est de 66 places.

Vous pouvez acheter vos billets en ligne ou à l'accueil de la Fondation dès à présent.

Tarif plein : 6,50€

Tarif réduit : 4€ (Détenteurs de la Carte de fidélité de la Fondation, Carte du Festival, de la Filmothèque, Christine 21, Libre Pass de La Cinémathèque, la carte UGC et Pass Gaumont, partenaires FIAF, -26 ans)

Pour découvrir toute la programmation de la fondation, consultez la frise chronologique ci-dessus.

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