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LA FONDATION JEROME SEYDOUX - PATHE PRESENTE

 

« La Roue », le chef d'oeuvre restauré d'Abel Gance

du 25 au 29 février 2020

 

"Il y a le cinéma d’avant et d’après La Roue
comme il y a la peinture d'avant et d'après Picasso."

Jean Cocteau

 

 

D’Abel Gance, on connaissait surtout J’accuse (1919), une œuvre pacifiste et militante dénonçant la guerre, et Napoléon (1927), un film retraçant le destin de l’empereur français. Désormais, grâce à un indispensable travail de reconstitution et de restauration, une nouvelle œuvre du cinéaste vient de retrouver tout son éclat : La Roue (1923).

Avant même sa sortie en salle, le film rallia les journalistes et fut considéré comme une des réalisations majeures de la décennie. Saga mélodramatique, l’intrigue explore la relation entre un cheminot, Sisif (Séverin-Mars), luttant pour cacher à l’orpheline qu’il a adoptée, Norma (Ivy Close), l’amour qu’elle lui inspire.

Le 16 février 1923, le Gaumont-Palace, le plus grand cinéma du monde, lance l’exploitation de cette œuvre démesurée. La Roue est projetée en un prologue et quatre épisodes d’une durée de près de huit heures. Pour l’accompagnement de cette œuvre colossale, Arthur Honegger et Paul Fosse ont composé une liste musicale rassemblant 117 pièces, parfois inédites, de compositeurs modernes du XXème siècle : Darius Milhaud, Gabriel Fauré, Claude Debussy, Camille Saint-Saëns, Henri Duparc, Jules Massenet ou encore Pietro Mascagni, etc.

Avec un tournage de seize mois, de cent cinquante heures de rushes et d’un budget initial multiplié par dix, la production et les travaux de postproduction témoignent du caractère pharaonique de ce projet.

La Roue est l’exemple inéluctable d’un temps où le cinéma était un terrain d’expérimentation formelle pour les auteurs-réalisateurs. Réputé pour remettre sans cesse son travail en question, Abel Gance s’interroge quant à l’ensemble des possibilités de montage de son œuvre. C’est pourquoi le montage qui a duré deux ans est un élément fondamental dans cette œuvre cinématographique. Abel Gance remania lui-même son film à plusieurs reprises, le ramenant à 4h30, puis 2h30 et même 1h30. Avec un montage dynamique, des variations de rythme ou encore la déconstruction d’une narration linéaire, Abel Gance exploite toutes les innovations techniques du cinéma allant jusqu’à créer un nouveau langage esthétique. Film visionnaire, La Roue est un essai visuel éminemment moderne qui révolutionne la mise en scène et le spectacle cinématographique.

À l’image du temps accordé à la conception du film, l’immense entreprise de reconstitution et de restauration, menée par François Ede pour la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé et les équipes du laboratoire L’Image Retrouvée, Paris-Bologne, s’est étendue sur quatre années. Le travail a pu être effectué à partir du matériel filmique recueilli auprès de diverses cinémathèques et d’un fonds conséquent d’archives écrites (scénario, correspondance, archives administratives…). De façon plus inattendue, le guide de cette reconstitution fut finalement la liste musicale composée par Arthur Honegger et Paul Fosse conçue pour le Gaumont-Palace. Et, réciproquement, le film pouvait à son tour fournir des indications complémentaires permettant de restituer cette liste musicale d’origine. Cette dernière a, quant à elle, pu être reconstituée grâce au compositeur Bernd Thewes pour Arte/ZDF.

 

Réservation sur place ou en ligne à l'adresse accueil@fondationpathe.com

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