MAI
  • SAM
    18
    MAI
  • DIM
    19
    MAI
  • LUN
    20
    MAI
  • MAR
    21
    MAI
  • MER
    22
    MAI
  • JEU
    23
    MAI
  • VEN
    24
    MAI
  • SAM
    25
    MAI
  • DIM
    26
    MAI
  • LUN
    27
    MAI
  • MAR
    28
    MAI
  • MER
    29
    MAI
  • JEU
    30
    MAI
  • VEN
    31
    MAI
  • SAM
    1
    JUIN
  • DIM
    2
    JUIN
  • LUN
    3
    JUIN

PROJECTIONS

Salle Charles Pathé

Mer. 21 Mars 2018 à 14h00

Mer
21
MARS
14h00
Le Cabinet du Docteur Caligari, Robert Wiene – 1920 (1h20)

La Fondation Jérôme Seydoux-Pathé et le Festival L'Europe autour de l'Europe s'associent pour présenter les chefs-d’œuvre incontournables du cinéma allemand des années 1920. Après avoir inspiré Hollywood, le Film Noir, Les Nouvelles vagues et les anti-héros des années soixante, cette décennie prodigieuse du cinéma muet continue aujourd’hui d’influencer les cinéastes. Cette période fera du cinéma allemand le meilleur d'Europe. La séance est accompagnée au piano par un élève de la classe d’improvisation de Jean-François Zygel, en partenariat avec le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.

 

 

 

Le Cabinet du Docteur Caligari (Das Cabinet des Dr. Caligari) de Robert Wiene – 1920 (1h20)

 

Réalisation et scénario : Robert Wiene, Hans Janowitz et Carl Mayer

Chef-opérateur : Willy Hameister

Assistant-réalisateur : Rochus Gliese

Production : Decla-Bioscop AG

Avec : Werner Krauss, Conrad Veidt, Friedrich Feher, Lil Dagover, Hans Heinrich von Twardowski

 

Synopsis : Une fête foraine s’établit à Holstenwall, une petite ville allemande. Le docteur Caligari souhaiterait y exhiber son jeune somnambule, Cesare. Depuis leur installation, des citadins sont retrouvés mort de manière mystérieuse.

Initialement proposé à Fritz Lang, Le Cabinet du Docteur Caligari a été réalisé par Robert Wiene en raison de son intérêt pour une esthétique fantastique et lugubre.

 

« Dans Caligari, l'interprétation expressionniste a réussi avec un rare bonheur à évoquer la "physionomie latente" d'une petite ville médiévale aux ruelles tortueuses et sombres, boyaux  étroits enserrés entre les maisons effritées dont les façades penchées ne laissent jamais pénétrer la lumière du jour. Des portes cunéiformes aux ombres lourdes et des fenêtres obliques aux cadres déformés semblent ronger les murs. Devant l'exaltation bizarre qui plane sur ce décor synthétique de Caligari souvenons nous d'une déclaration d'Edschmid: "L'expressionnisme évolue dans une excitation perpétuelle". Ces maisons ou ce puits à peine ébauché à l'angle d'une ruelle semblent en effet vibrer d'une extraordinaire vie intérieure. "Le caractère antédiluvien des ustensiles se réveille", dit Kurtz. Nous voici devant le pathétique inquiétant que crée, selon Worringer, l'animation de l'inorganique. »
Lotte  H. Eisner, L'Ecran démoniaque, Eric Losfeld, 1981. 

 

Robert Wiene est né en 1873 à Breslau. Il étudie le droit, mais c’est la mise en scène qui l’intéresse. En 1919, il accepte de réaliser Le Cabinet du Docteur Caligari en s’assurant de pouvoir effectuer quelques modifications au scénario. Le film s’impose comme le manifeste de l’expressionnisme et triomphe en Allemagne avant d’être distribué dans le monde entier. Par la suite, Wiene met en scène des films empreints de la même étrangeté, mais sans jamais connaître un tel succès : Genuine (1920), Raskolnikoff (1923), Les Mains d'Orlac (1924). L’avènement du Troisième Reich le conduit à s’exiler en Angleterre, puis en France où il entame le tournage d’Ultimatum en 1938. Atteint d’un cancer, il meurt quelques jours avant la fin du tournage, qui sera terminé par Robert Siodmak. 

 

Le film est projeté en version numérique, la copie provient de la Murnau Stiftung.

Pour découvrir toute la programmation de la fondation, consultez la frise chronologique ci-dessus.

POUR TÉLÉCHARGER LE PROGRAMME COMPLET, CLIQUER ICI !
Télécharger >