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PROJECTIONS

Salle Charles Pathé

Mar. 05 Juillet 2016 à 16h00

Mar
05
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16h00
La Tour (12') 1928 suivi de Harmonies de Paris (25’)

 

 

 

L'AVENTURE ALBATROS la suite...

 

 

 

 

 

En collaboration avec la Cinémathèque française

du 1er juin au 5 juillet 2016 

Face au succès rencontré en tout début d’année 2016,  à l’occasion d’un premier cycle consacré aux productions ALBATROS, la Fondation Jérôme Seydoux – Pathé et la Cinémathèque Française ont choisi de remettre un coup de projecteur sur cette période très fertile de l’histoire du cinéma. 

Un peu d’histoire

Joseph N. Ermolieff, né en 1889, a été embauché en 1907 par la filiale moscovite de Pathé. D’abord projectionniste, puis directeur, il finit par créer sa propre compagnie, la Société Ermolieff.

Fuyant la nationalisation du cinéma par les bolcheviks, Ermolieff arrive à Paris en 1920. Là, il reprend contact avec Pathé, qui lui loue un hangar à Montreuil.  Puis, il s’associe à Alexandre Kamenka, homme d’affaires russe arrivé en France en 1918. La Russie est alors à la mode, et les deux  hommes profitent de la veine orientaliste pour montrer au public ce que l’on attend d’eux ; un univers rempli de princesses, de tsarines, où le Japon se mêle à l’Arabie, à la Chine ou à la Russie. Le succès est immédiat.

En 1922, Ermolieff et Kamenka se séparent.  Les Films Ermolieff  deviennent les Films Albatros que dirigera Alexandre Kamenka. Ce dernier privilégie le travail des émigrés russes installés en France (Volkoff, Mosjoukine, Tourjansky...) mais cherche aussi à accueillir une nouvelle génération d’auteurs, considérés comme avant-gardistes. Il s’ouvre alors à de grands metteurs en scène français. Se voyant offrir des moyens techniques et financiers qui le font sortir de sa démarche expérimentale, Jean Epstein y réalisera plusieurs longs métrages. De même pour Marcel L’Herbier qui signe un grand succès de la société, Feu Mathias Pascal, avec un Michel Simon débutant. René Clair vient également utiliser les caméras du studio de Montreuil….Sous la verrière, les techniciens parlent toutes les langues, les cinéastes sont français, les acteurs russes, les figurants ou décorateurs viennent de toute l’Europe.

Mais, dès le milieu des années 1920, l’Albatros est à la peine face au cinéma commercial hollywoodien. L’arrivée du parlant à partir de 1927 signe la mort de la société. Alexandre Kamenka produira néanmoins les Bas-Fonds de Jean Renoiravec Jean Gabin et Louis Jouvet en 1936.

 

LES COLLABORATIONS AVEC LES CINEASTES FRANCAIS 

Avec René Clair 

LA TOUR - (12') 1928

Réalisateur : René Clair 

Assistant réalisateur : Georges Lacombe

Société de production : Films Albatros 

Production : Alexandre Kamenka

Genres : Documentaire -Expérimental 

Résumé : René Clair évoque les fondations de la Tour Eiffel et arpente de haut en bas les structures métalliques.

"La grande fille de fer dont j'ai toujours été amoureux"  René Clair 

 

Suivi de 

 

HARMONIES DE PARIS - (25') 1928

Réalisateur : Lucie Derain

Scénariste : Lucie Derain

Société de production : Films Albatros

Distributeur d'origine : Films Armor 

Genre : Documentaire 

Résumé :  Un avion survole Paris et décharge ses touristes. Notre Dame. Le métro aérien, au gré des carrefours, des circulations piétonnes et automobiles, par la route ou par le fleuve, l'ancien Paris et le moderne, la pierre et l'acier, se croisent, se mêlent et vivent ensemble. Voilà l'Arc de Triomphe et l'Étoile, la Madeleine et l'Opéra Garnier. Aux portes de la ville, les marchés regorgent. Les musiciens et les chanteurs sont dans les rues. Voilà les rues borgnes et les boulevards d'Haussmann, les Invalides, la tour Eiffel et la place de la Concorde. À Montparnasse, la foule est aux terrasses. Les magasins de luxe et les galeries d'art ouvrent leurs portes. Les ouvriers travaillent dans les usines ou sur les quais de la Seine à décharger le bois, le sable et le charbon. Les petits métiers : bouquiniste, rémouleur, rempailleuse. Paris la nuit : Mistinguett au Moulin-Rouge, les lumières des fêtes foraines, Pigalle. Le jour, c'est Paris au fil de l'eau, c'est l'harmonie de ses jardins publics, c'est un visage de femme.

 

Tous les films du cycle "L'Aventure Albatros (suite)" ont été restaurés par la Cinémathèque française.

Les films sont projetés à partir de copies argentiques 35 mm, en provenance de la Cinémathèque française.

Toutes les séances sont accompagnées au piano par les élèves de la classe d’improvisation de Jean-François ZYGEL en partenariat avec le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.

Pour découvrir toute la programmation de la fondation, consultez la frise chronologique ci-dessus.

Pour télécharger le programme complet, cliquez ICI !
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