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PROJECTIONS

Salle Charles Pathé

Mer. 03 Octobre 2018 à 16h00

Mer
03
OCT
16h00
Ciné-conférence de Germaine Dulac (2h)

Ciné-conférence de Germaine Dulac 

Prononcée le 17 juin 1924 au Musée Galliera à l'occasion de l'exposition du Cinématographe

 

Une ciné-conférence remise en voix et en images par Marion Polirsztok* et Elodie Tamayo**

 

Les ciné-conférences articulent l’art du langage à celui du montage, la science de l’extrait à celle de la formule, de l’argument. L’exaltation théorique est là — à condition qu’elle dise et fasse image, qu’elle soit le support d’une projection… d’idées, de formes, de désirs. Germaine Dulac, parmi les praticiens et théoriciens du cinéma français des années 1920, s’est adonnée avec talent à cette forme de séance particulière qu’ont prisé les avant-gardes et la jeune cinéphilie : la ciné-conférence — ce discours animé, mouvant, qui lie l’expertise du faiseur à la sensibilité du regardeur. En 1924, au Musée Galliera, la cinéaste explore les « procédés expressifs du cinématographe » et ouvre ainsi son propos :

« Le cinéma est un art muet. L'expression silencieuse en est la loi formelle, et, à ses serviteurs, pourrait s'appliquer cette sentence de l'Ecriture : Leur gosier ne proférera aucun son (…).  Aussi n'est-il pas étonnant qu'un « cinégraphiste » perde, au bout de quelques années de méditations et de réalisations... « cinégraphiques », l'habitude de la parole (…)
Puisque je suis cinégraphiste me voici désemparée devant vous, vous le comprendrez. Et pourtant je dois vous entretenir d'un sujet qui m'est particulièrement cher : des procédés expressifs du cinéma, du rôle des différents plans et angles de prise de vues, du fondu, du fondu enchaîné, de la surimpression, du flou, des déformations. En somme de toute la syntaxe du film. Mais autant cette syntaxe doit vous sembler barbare, autant elle me paraît, à moi, facile, simple, souple à manier en comparaison de celle qui régit l'écriture et le verbe.
            Combien je préfèrerais vous entretenir d'elle en faisant une démonstration vécue et combien je serais plus à l'aise si, à la place de tous ces feuillets, ayant mon opérateur et mon appareil de prises de vue auprès de moi, je pouvais, avec votre assentiment, vous prier d'être les interprètes d'une scène qui aurait pour objet : une conférence au musée Galliera, m'en tenant aux faits au lieu de mots. Je contournerai du reste la difficulté́ en m'appuyant continuellement sur des exemples projetés. »

 

*Marion Polirsztok est enseignante et chercheuse en cinéma (Paris 8, Paris 3, Picardie Jules Verne), spécialiste de l’histoire et de l’esthétique du cinéma muet américain, de l’histoire des formes filmiques, elle a publié sur Mary Pickford, Cecil B. DeMille, King Vidor, dans les revues L’art du cinémaFata Morgana, et vient de faire paraitre Action, Spectacle, Idée. Formes du cinéma muet américain aux éditions Mimésis (2017).

**Elodie Tamayo est enseignante et chercheuse en histoire du cinéma, elle prépare une thèse sur le cinéaste Abel Gance. 

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